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L'actu du jeudi 12 mars en bref


12 mars 2026

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Vote sur le cas d’Elene Khochtaria et des prisonniers politiques sous le régime du parti Rêve géorgien. © European Union 2026 - Source : EP

Géorgie : Le Parlement européen face au spectre de l'arbitraire

Le Parlement a exigé la libération immédiate des opposants en Géorgie. Le cas d'Elene Khochtaria, figure de proue de l'opposition pro-européenne et prisonnière politique, a mobilisé les eurodéputés. Tandis que l’opposante affirme lutter pour “la dignité d'une nation”, la majorité des parlementaires dénoncent l'influence de Moscou et réclament des sanctions ciblées contre l'oligarque et Premier ministre Bidzina Ivanichvili. Malgré quelques voix conservatrices isolées criant à l'“ingérence”, l'urgence domine : entre lois répressives et entraves aux libertés, le destin européen de la Géorgie vacille. Ce jeudi, la résolution a été adoptée par 438 voix contre 37, un signal sans équivoque envoyé au parti conservateur pro-russe Rêve géorgien pour stopper l'érosion démocratique.

Paul Schneider

Le Parlement européen salue le travail de la médiatrice européenne sortante
 
Le Parlement examinait aujourd’hui le rapport d’activité de l’Ombudsman européen, un organe de contrôle des institutions. En 2024, Emily O’Reilly, à sa tête entre 2013 et 2025, a ouvert 415 plaintes. Par exemple, elle a accusé la Commission de mettre plus d’un an, au lieu de trois mois, pour décider ou non de l’autorisation des produits chimiques dangereux. Le Parlement européen a salué une “coopération constructive” avec l’organe, désormais dirigé par Teresa Anjhino.
 
Le rapport, habituellement consensuel, a été adopté avec une courte majorité. Les groupes politiques de The Left (gauche) à Renew (centre-droit) ont majoritairement voté contre. En cause, entre autres, l’intégration d’un amendement critiquant le financement des ONG.

Clémence Dellenbach

Voyages à forfait : Une amélioration de la protection des voyageurs votée en plénière

“Pour nos électeurs, les vacances sont le point d’orgue de l’année, mais les choses peuvent mal tourner, il peut y avoir une catastrophe, une pandémie, un conflit qui met à l’arrêt l’industrie du voyage”, explique le rapporteur Agius Saliba (S&D, socio-démocrate). 

La révision de la législation a pour objectif de renforcer les droits des consommateurs dans les voyages organisés. Elle doit permettre aux voyageurs de mieux comprendre les prestations incluses dans leur forfait. Elle leur permet aussi de porter plainte plus simplement et oblige les compagnies à répondre dans les 60 jours. En cas d’annulation, les compagnies sont aussi incitées à privilégier les remboursements des clients plutôt que la distribution de coupons.

Une révision rendue nécessaire par l’utilisation accrue des technologies numériques et deux récents coups durs pour le secteur : la faillite du pionnier des voyagistes Thomas Cook en 2019 et la pandémie de COVID-19 l’année suivante. Arrivé au bout de son voyage parlementaire, le texte a été adopté presque à l’unanimité en plénière. Reste à la mettre en vigueur pour garantir plus de droits aux voyageurs.

Arnaud Fischer

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