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La session du 9 au 12 mars 2026 au jour le jour


12 mars 2026

Un peu plus d’une semaine après le début de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran, s’ouvre une session plénière du Parlement européen, imprégnée par l’embrasement du Moyen-Orient. Alors que le détroit d’Ormuz est fermé et que les prix à la pompe dépassent les 2€, les répercussions sur les consommateurs européens sont sur toutes les lèvres. L’agenda de la plénière est remodelé, dicté par la question de l’indépendance énergétique, plus que jamais d’actualité.

Mais à quoi bon ? Après une matinée de discussions sur la situation au Moyen-Orient, l’hémicycle s’est déchiré entre une gauche qui condamne les attaques de Donald Trump et une droite qui se réjouit de la chute du régime des Mollah. Le Parlement n’a pas réussi à être suffisamment uni pour imposer une position commune.

La fracture est bien visible dans l’hémicycle. La gauche et les écologistes peinent à rassembler et à constituer une opposition efficace. La droite en profite et fait alliance avec l’extrême droite pour condamner les violences de l’extrême gauche et durcir les conditions d’obtention du droit d’asile.

Surtout, l’institution tourne au ralenti. Malgré des débats qui s’éternisent : très peu de mesures législatives. Le Parlement donne des avis, émet des recommandations, et joue moins le rôle de législateur. La faute à un exécutif européen peu enclin à proposer de nouveaux textes, sauf pour détricoter le travail effectué pendant la précédente mandature. Plus encore, l’institution est fragilisée par une Kaja Kallas, Haute Représentante, absente des débats et de la scène internationale et une présidente de la Commission européenne omniprésente.

Thibault Schoepf

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