Les effets du réchauffement climatique se font aussi sentir sur les réserves d’eau planétaires. Dans un rapport publié ce jeudi, l’Organisation mondiale météorologique fait un état des lieux alarmant.
Avec une année 2025 parmi les plus sèches depuis plus de 30 ans, l’ONU alerte ce jeudi quant aux conséquences sur les réserves d’eau douce qui en résultent. Les données tirées d’un nouveau rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) montrent une « baisse à long terme des réserves d'eau douce de la Terre et un recul durable des glaciers », ainsi qu’un cycle de l’eau « plus irrégulier et imprévisible, oscillant entre pénuries et excès ».
Une perte de masse glaciaire
Parmi les effets, quelques-uns se font remarquer à court terme, comme les précipitations, l'écoulement fluvial et l'humidité du sol. D’autres répercussions, qui incluent le recul des eaux souterraines et des glaciers, se déroulent dans un contexte à long terme. Toutefois, la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, constate que l’humanité est « en train de vider ces réserves » d’eau. Toutes les grandes régions glaciaires de la planète, par exemple, ont perdu de la masse glaciaire pour la quatrième année d’affilée, selon le texte.
L’analyse de l’OMM montre également que le nombre de cours d'eau dans le monde présentant un écoulement « normal » est le plus faible depuis 1991. Des phénomènes climatiques comme El Niño, tout comme les catastrophes météorologiques extrêmes, risquent par conséquent de s’aggraver. Ce sont « des tendances lourdes de conséquences pour les populations et les économies à l'avenir », rapporte l’OMM.
Hannes Zimmermann avec l’AFP