L'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo et son successeur Emmanuel Grégoire sont entendus au Sénat ces mardi et mercredi par la mission d'information consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire. « Nous voulons comprendre quels ont été les dysfonctionnements dans les procédures et comment y remédier. Ça n'est ni une comission d'enquête partisane, ni un tribunal », expose à l'AFP la sénatrice Agnès Evren (LR), rapporteure de la mission d'information sur les violences dans le périscolaire.
L'ancienne édile, par ailleurs visée par une plainte de plusieurs parents d'élèves, a dévoilé une partie de sa défense lors d'une interview dans la matinale de France Inter du 9 septembre. « Tous les faits contredisent la non-assistance à personne en danger », a-t-elle déclaré. Pour se justifier, elle parle « d'un moment complexe », en évoquant notamment avoir été « en pleine campagne des municipales ».
Aux côtés de son ancien adjoint Patrick Bloche lors de l'audition, Anne Hidalgo a finalement reconnu : « Nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants. » Après avoir énuméré la mairie de Paris, les collectivités locales, l'Education nationales, la police et la justice, l'ancienne première édile pointe un « échec collectif ».
Emmanuel Grégoire, le maire actuel de Paris, sera entendu sur le même sujet demain.
Anaïs Coste avec AFP
Photo : Unclimaite Change/Flickr