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10/09/13
19:12

Thomas Bach, l'étrange nouveau président du CIO

L'allemand Thomas Bach a été élu aujourd'hui en tant que 9éme président du Comité International Olympique (CIO). Au deuxième tour de scrutin, il a regroupé une majorité des 103 membres du comité. Thomas Bach succède au Belge Jacques Rogge pour un mandat de 4 ans qui peut être renouvelé une fois.

 

Depuis 2000, Thomas Bach, 59 ans, ancien escrimeur, est vice-président du CIO. Son engagement dans les institutions sportives commence en 1980 quand il s'oppose au boycott des JO à Moscou par les pays de l'Ouest. Ce boycott lui interdisait de figurer à Moscou après qu'il y avait gagné une médaille d'or quatre ans plus tôt.

 

Dans son dernier combat, Thomas Bach a battu cinq concurrents, le Singapourien Ng Ser Miang, l'Ukrainien Serguëi Bubka, le Portoricain Richard Carrión et le Taïwanais Wu Ching-Kuo et le Suisse Denis Oswald. Le slogan « Anyone but Bach » qui s'était élevée dans l'environnement de Denis Oswald, a échoué.

 

Avant l'élection du président du CIO, aucune campagne électorale n'est autorisée, les candidats n'ont pas le droit de commenter les activités de leurs concurrents. Le candidat singapourien, Ng Ser Miang, avait néanmoins indirectement critiqué Thomas Bach en revendiquant un président « indépendant, libre de toute influence extérieure et au-delà des reproches ».

 

Car Thomas Bach n'aime pas seulement le sport mais aussi l'argent. L'hebdomadaire « Der Spiegel » parle d'un « homme de paille », vu son ancien engagement pour le groupe Siemens, qui aurait été rémunéré à l'époque de 400.000 euros par an plus 5.000 euros de défraiements par jour. Thomas Bach était chargé de rechercher des investisseurs pour la firme dans les pays du Golfe persique. Les journalistes qui s'interrogent à propos de cet engagement se voient souvent confrontés à des actions judiciaires.

 

A Berlin, on est intéressé d'avoir un président du COI allemand, même s'il s'agit plutôt d'une position de prestige. D'ailleurs, Thomas Bach est membre du parti libéral allemand (FDP) qui participe au gouvernement.

 

En outre, ses relations avec le cheik Ahmad al-Fahd al-Sabah sont devenus publiques. Thomas Bach est président de l'association Ghorfa, la chambre de commerce germano-arabe. Détail délicat : La chambre boycotte les produits israéliens ce que soutient Thomas Bach indirectement : lors des JO de Londres en 2012, il avait refusé d'observer une minute de silence en mémoire des victimes des attentats à Munich en 1972.

 

Philipp Reichert

 

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L'allemand Thomas Bach a été élu aujourd'hui en tant que 9éme président du Comité International Olympique (CIO). Au deuxième tour de scrutin, il a regroupé une majorité des 103 membres du comité. Thomas Bach succède au Belge Jacques Rogge pour un mandat de 4 ans qui peut être renouvelé une fois.

 

Depuis 2000, Thomas Bach, 59 ans, ancien escrimeur, est vice-président du CIO. Son engagement dans les institutions sportives commence en 1980 quand il s'oppose au boycott des JO à Moscou par les pays de l'Ouest. Ce boycott lui interdisait de figurer à Moscou après qu'il y avait gagné une médaille d'or quatre ans plus tôt.

 

Dans son dernier combat, Thomas Bach a battu cinq concurrents, le Singapourien Ng Ser Miang, l'Ukrainien Serguëi Bubka, le Portoricain Richard Carrión et le Taïwanais Wu Ching-Kuo et le Suisse Denis Oswald. Le slogan « Anyone but Bach » qui s'était élevée dans l'environnement de Denis Oswald, a échoué.

 

Avant l'élection du président du CIO, aucune campagne électorale n'est autorisée, les candidats n'ont pas le droit de commenter les activités de leurs concurrents. Le candidat singapourien, Ng Ser Miang, avait néanmoins indirectement critiqué Thomas Bach en revendiquant un président « indépendant, libre de toute influence extérieure et au-delà des reproches ».

 

Car Thomas Bach n'aime pas seulement le sport mais aussi l'argent. L'hebdomadaire « Der Spiegel » parle d'un « homme de paille », vu son ancien engagement pour le groupe Siemens, qui aurait été rémunéré à l'époque de 400.000 euros par an plus 5.000 euros de défraiements par jour. Thomas Bach était chargé de rechercher des investisseurs pour la firme dans les pays du Golfe persique. Les journalistes qui s'interrogent à propos de cet engagement se voient souvent confrontés à des actions judiciaires.

 

A Berlin, on est intéressé d'avoir un président du COI allemand, même s'il s'agit plutôt d'une position de prestige. D'ailleurs, Thomas Bach est membre du parti libéral allemand (FDP) qui participe au gouvernement.

 

En outre, ses relations avec le cheik Ahmad al-Fahd al-Sabah sont devenus publiques. Thomas Bach est président de l'association Ghorfa, la chambre de commerce germano-arabe. Détail délicat : La chambre boycotte les produits israéliens ce que soutient Thomas Bach indirectement : lors des JO de Londres en 2012, il avait refusé d'observer une minute de silence en mémoire des victimes des attentats à Munich en 1972.

 

Philipp Reichert

 

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