Le gouvernement russe a décrit mardi l’annonce d’une trêve énergétique entre l’Ukraine et la Russie par Donald Trump comme « une bonne idée », sans annoncer d’actions concrètes dans ce sens.
Le Kremlin salue la « bonne idée » de Donald Trump sur une trêve des frappes énergétique entre l'Ukraine et la Russie, en réponse au message du président américain. « L’Ukraine a accepté de ne pas attaquer des cibles énergétiques russes. La Russie a accepté de faire de même », avait annoncé le président américain – sans que les deux pays soient consultés – sur son réseau Truth Social.
« Nous avons vu la publication du président Trump. Nous considérons que c’est une bonne idée. Une bonne initiative », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, en ajoutant: « Nous sommes toujours du côté des solutions pacifiques ».
« Si nos partenaires américains parviennent à obtenir de la Russie une réelle volonté de mettre fin à cette guerre qui détruit des vies, et de le faire sincèrement et durablement, l'Ukraine prendra ses propres mesures de désescalade », avait répondu lundi le président ukrainien Volodimir Zelenski dans son allocution quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
Malgré une visite des envoyés américains Jared Kushner et Steve Witkoff à Moscou et à Kyiv pour des entretiens séparés avec les dirigeants russes et ukrainiens en fin de semaine dernière, les deux pays ont repris leurs frappes mutuelles.
La Russie a accéléré ses attaques sur les infrastructures énergétiques et les lignes ferroviaires à l’approche de l’hiver pour épuiser les populations civiles ukrainiennes. Dimanche 13 septembre, l’Ukraine et la Pologne ont dénoncé une frappe d’un drone russe proche de la frontière qui a endommagé un train en direction de Varsovie, ainsi que sur un autre convoi transportant des personnalités européennes.
En mai, le gouvernement ukrainien recensait plus de 1 500 attaques en 2025 et 2026, qui avaient endommagé plus de 17 000 installations, tué 40 cheminots et blessé plus de 250 autres, relate l'agence d'Etat ukrainienne Ukrinform, selon France Info.
Emma Simon avec AFP